À la fille que j'ai pendant longtemps été...

 

Il était une fois, l'histoire de ma vie...

À celle qui t’a aimé. Tout donné.

À ces milliers de fois où elle a compris ce que tu n’osais à peine avouer à voix haute. À cette âme qui, malgré toutes tes contradictions et réticences à assumer pleinement ce que tu disais ressentir pour elle, a su transformer de petits moments simples en un bonheur parfait pour toi.

À cette fille dont tu disais être fier de savoir qu’elle était capable de t’aimer autant. Même si, au fond, tu savais que tu ne le méritais pas vraiment. À cette jeune déesse qui a passé des nuits blanches à bâtir, d’une seule rencontre, le rêve, la version d’elle-même qu’elle voyait étincelante dans ton regard, à tes côtés.

À son courage, sa conviction, sa foi que par une communication plus intentionnée, plus calme, tout pouvait s’arranger. Une nuit de plus à t’offrir encore des preuves qu’elle pensait ce qu’elle disait, qu’elle t’aimait vraiment et croyait à votre histoire.

Tu disais être dans la gratitude de l’avoir connue, que même si tu faisais semblant du contraire, son cœur n’appartenait qu’à toi et que tu le savais. Elle ne te le répétait pas.

Mais elle lisait dans tes propos ton manque de confiance en toi, ton incapacité à percevoir en toi-même cette magie qu’elle voyait en toi, bien plus bas que son estime pour elle. Alors, elle s’est fixé le but de rendre plus facile pour toi les gestes d’affection.

Et comment aurais-je pu passer à côté ? Dès notre petite enfance, on enseigne aux filles que l’amour doit être gagné, mérité même. Cette condition se fiche de qui tu es, d’où tu viens. Tu devras t’en montrer digne, comme tant d’autres filles avant toi. Alors elle s’est mise de tout son cœur à vouloir gagner le tien.

Tu portais le poids des attentes sociales, ta fierté, ton idée de ce qu’était une vie de couple.Et elle ? Elle symbolisait l’innocence, levant les yeux vers toi avec une quête sur-idéalisée.

Tu lui parlais de mariage, d’éternité, de foi, de fonder famille. Et elle, commençait à peine à savourer l’idée qu’une fille comme elle pouvait aussi mériter ce bonheur. Puis, un jour, ce petit bonheur ne suffisait plus. Pourtant tu le disais toi-même : elle ne laissait aucune faille dans l’effort de faire de toi un homme heureux, comblé.

Mais malgré ses efforts, ton choix de maintenir cette relation à distance, derrière une fenêtre, n’était plus assez… excitant pour toi, je suppose. Et n’oublions pas : toi, homme, avais besoin avant tout d’un amour physique.

Qu’importe les efforts d’une femme aimant au point de minimiser l’isolement d’une relation à distance ?Nous, hommes, disais-tu, avons besoin qu’elle soit plus chaude. Plus brûlante pour combler notre vide, nos besoins. Qui, parmi les tiens, voulait entendre autre chose ?

Alors oui, je me suis conditionnée à mériter tes flatteries, ton temps, ton attention (peu importe ton degré de manipulation). J’ai appris le jeu – ton jeu, avec tes règles et tes pièges cachés.

Et oui, je sais y jouer aussi, à ce jeu-là, avec toi-même. [Wadire lépok PlayStation lontan la 😏] Malin, va. Évidemment, tu es l’homme. Donc, malgré ses éclats de joie à te proposer des façons de rendre moins monotone la relation virtuelle (whatever the shit you had in mind, chéri), c’est ton hésitation à être vu en public aux côtés d’une fille en fauteuil roulant qui a gagné.

Mais bien sûr, c’est la fille qui est la pute.

Car contre ta peur démesurée de la perdre (parski to ti kwar ki fam existe zis pou sexe ek zis sa mem kapav conquérir enn femme 😗), et ton obsession excessive de la contrôler, tu t’es aveuglé.

Elle, elle s’est battue pour toi. Pour vous. Pour vos rêves et ton intégrité d’homme que tu lui avais vendue en échange de son âme.

Jusqu’à accepter que tu abîmes sa conscience, que tu laisses des marques à vie sur son mental, son état spirituel.

L’amour qui nous donnait des vertiges 🥴😴 nous fait aujourd’hui voltiz kiksoz! Haiya! 😌🙂‍↕️

Bon, mo fatiguée ekrir aster.

Oui bébé, to ena raison : c’est moi le clown de tes cauchemars.

Oui, c’est moi le symbole de lâcheté, c’est moi la She-Who-Must-Not-Be-Named dans la connerie que tu racontes à ces autres meufs-là.

Blk aster. Laisse dimoune dormi en paix.

Du balai. Zot kapav tag li enn 👋🏽😂👀

By the way… #archive

Comments