Les vérités dénudés.
Cher Journal,
Je reconnais qu’encore une fois j’ai failli en ce qu’il s’agit de mes besoins émotionnels. Cette année a été une année rude pour moi au niveau santé, sentimental, psychologique ainsi que mental.
Entre difficultés familiaux, le Covid-19 qui m’a mis a genoux priant pour la vie de ma mere, les sentiments de rages envahissants, entre l’amour sans retour que je porte encore pour Nickshaye, la confusion engendrée par le retour de Stewelderson dans ma vie, et le besoin d’avoir des communications sinceres et claires (surtout en ce qu’il s’agit d’amour, amitie, sexe ou crush), je me sens perdue. Je ne suis toujours pas sûre d’avoir tous les mots requis afin d'écrire tout ce qui pèse si lourd sur mon cœur. Mais je voudrais quand même essayer de trouver mon chemin.
Pour commencer, le retour de mon frère aîné Christophe nous a tous d’une manière ou d’une autre poussé à chambouler nos quotidiens. Je m’explique. Bien que, nous avons tous consenti à cette réconciliation entre Papa et lui. J’ai l’impression qu’il nous manque encore des limites saines bien définies lors de nos interactions entre nous. Oui, je comprends que Papa soit émotionnellement soulagé avec cette étape qui était importante pour nous tous. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi baisser la garde. Violer les règles de confidentialité, pour tout simplement converser avec lui. Par exemple, cela m'énerve lorsqu'il lui parle des décisions, projets que nous prenons et entreprenons entre nous qui n'a souvent rien à faire avec lui ou de ses réflexions.
D’autre part, le fait qu’il l’invite sans qu’on puisse en discuter du comment, ou et quoi ne fait que rendre les choses compliqués d’avantage. Depuis le début de cette année ci, j’ai vu maman s'épuiser entre les tâches ménagères, les repas des dîners évitables, s’occuper de moi, de Papa et de Melissa a la fois, toute seule. Sans nulle doute cela aurait été beaucoup plus facile pour elle si les tâches et responsabilités étaient partagées par tout un chacun. D'où l'émergence de mon énervement. Je la vois s’occuper de tout, jusqu'à en tomber malade. Il y a des jours où je me réveille fâchée contre moi-même.
Dans ces moments-là, je me retrouve souvent à me questionner, à me blâmer, à creuser encore. C’est probablement car je veux de tout mon être, lui venir en aide. Hélas, mon état, je le sais, ne rend pas les choses faciles pour elle. D’ailleurs c’est aussi la raison pour laquelle je ressens cette impuissance et cette colère accablante, car je vois qu’elle a besoin d’aide mais moi je ne fais rien pour l’aider. Encore pire, avec le besoin constant d’assistance avec la toilette et la douche, l’impression de la déranger en devient souvent culpabilisante et stressante. Mais honnêtement ce qui m'énerve le plus, c’est le fait que eux, malgré toute leur faculté fonctionnelles, ils restent indifférents face à elle.
Tous ces gens aussi, qui prétendent se soucier pour elle, l’admirer pour sa force et son courage n’ont pas une seule seconde osé lui passer un coup de fil, laisser un message pour simplement lui parler ou voir comment ca aller pour elle. Je sais que pour elle cela n’a aucune importance, car mon père lui-même en tant que ‘chef’ de famille ne s'était même pas bouger le cul pour s’occuper d’elle. Au contraire, il ne faisait que l'accuser d’avoir contracté le virus, il l’ignorait, alors qu’il était le premier a tous nous exposer à ce maudit Covid-19. Ma parole, je l’admets sur tous les sales coups qu’il nous a fait à tous, ceci reste le pire a mon avis. Je ne lui pardonnerai jamais pour cela.
Venons au désastre, qu’est ma santé ainsi que ma vie amoureuse. Je dois avouer que la recherche m’a aidé à comprendre le syndrome polykystique des ovaires mieux que les consultations médicales. N’est-ce pas ironique? Mais pourtant, c’est bien le cas. D’ailleurs je suis même arrivé à comprendre ce qui peut être consommé ou pas afin de réduire les symptômes. Seul défi reste le financement, mais j'espère que l’an 2022 soit beaucoup plus fructif en ce qui concerne les opportunités professionnelles rémunérées. Si la chance me sourit, je pourrais peut-être finalement m’y mettre a ce changement de diet et plus de séances de physiothérapie, ainsi que la démarche résidentielle. Je veux vraiment commencer à travailler plus sur ma mobilité pour l'année 2022, avec ou sans l’aide de Monsieur Chef. Je voudrais perdre ce petit surplus de poids aussi et peut être m’arranger pour une épilation mensuelle. Cet excès de poils me complexe de plus en plus, il faut que ça s'arrête. Si toutes les petites opportunités sont bien saisies ça devrait nous mener quelque part. Au cas contraire, je me contenterais d'avoir essayé, contre vents et marées.
Passons aux sentiments, aux amours, aux… Enfin bref, t’as compris, aux mecs! C’etait stupide de ma part, de croire que j’en avais fini avec Satyam (alias Nickshaye). Pourtant, son message qu’il m’a laissé lors de la nuit de Noel faisait battre mon cœur comme au tout début de nos interactions. Les années passent, ont passé, mais c’est fou comme ce cœur en veut toujours de lui, de sa présence à mes côtés. Au fond, je sais qu’il ne m’a jamais aimé. Peut-être qu’il ne m’aimera jamais. Mais franchement, cela ne m’emporte plus (non c’est faux je déconne). Je suis folle de ce con. De son sourire, de sa façon bien à lui d’aider les autres, lorsqu’il joue, des moments ou il fait l'imbécile, juste pour un sourire. De sa façon de devenir doux autour des enfants, revisiter son côté enfantin en jouant avec eux.
Mais il n'était jamais question d’amour pour lui. D’ailleurs je me voyais souvent emportée par ses gestes attentionnés, saisonnière, je me dois de le préciser. Au bout du compte, Nilam n'avait peut-être pas tort. Car vu la manière dont il m’a traité et ce depuis toujours, on aurait dit que mon cœur n'était qu’un autre jouet sur son étagère. Même si j’ai ressenti ce petit pincement de lui avoir montrer que je m’en fichais ou que je tenais ferme à la décision de m'éloigner de lui, je suis contente de ne pas avoir succomber. Mais le cœur y va autrement. Je ressens toujours ce plein d’amour pour lui. En fin de soirée, lorsque tout est embrasé par la tranquillité d’un sommeil profond, ce sentiment me ronge. Encore et encore.
Stewelderson, ( Enn l'autre personne senla) Le Penseur Ébène ou comme le pseudonyme sous lequel je l’ai connu T-Well (pour info, cela veut dire t’es bien. C’est bien que cela a été changé.) Mais est-ce que cela voudra dire que la personne aussi a changé? J’en ai aucune idée si vous vous demandez comme moi, le pourquoi de cette réflexion. Puis cela ne devrait pas avoir d’importance. Passons aux faits. Malgré mon départ flagrant de sa vie et son quotidien, pour la simple et bonne raison car il ne voulait pas du trop que j'étais émotionnellement. Il a refait surface l’an dernier. Pour rappel, j’ai compris avec beaucoup de difficulte qu’il cherchais uniquement cette femme coquine que j’etais lorsque j’etais avec lui. Je lui en ai voulu, de tout mon être de m’avoir claqué la porte au nez lorsque j’avais besoin de lui parler. C’est vrai que l’on a commencé ce qu’on partage (ou a partagé, franchement je sais plus où nous en sommes). Mais Stewelderson a toujours été une personne avec un impact pour moi. Je m’explique.
D’abord, T-Well est venu dans ma vie lorsque j'étais tout embrouillée, surtout que j’en avais marre du fait que Nickshaye me traiter comme si j’existais pas. Je me suis battue pour cette personne à un point ou je me suis fait passer pour l'imbécile de tous. Puis il est venu, on a commencé à parler, de tout et de rien, à partager de tout, même des instants chauds! Mais surtout, il m’a appris à m’aimer moi même. Avec lui, il y avait (je crois) cette liberté d’assumer ce côté osée, femme désirante, coquine sans préjugés ou critiques. Je ne me souviens pas être critiquée pour mon ventre qui dépasse avec lui. Bien au contraire, il etait un homme qui savait complimenter et faire qu’une femme voit la beaute de ses formes et ses rondeurs.
Le drame pathétique a commencé au moment où mon poids était en montée à cause de ce foutu débalancement hormonal (a ce stade je ne sais pas vraiment si c'était ou c’est vraiment la cause de la prise de poids). Je me souviendrais toujours de cette phrase de Satyam ‘‘Tu devrais arrêter de bouffer!’’ Avec les emojis boeuf. Ou encore ‘‘Bourer encore!’’ Puis les remarques à mon physique ont commencé à enchainer et ils m’enchainaient. Ainsi que les regards qui ne faisait que me dire que j'étais bonne qu'à baiser, son regard, ne me confier plus cette ère désirant mais c'était plus la perversité, le désir malsain voire violent.
Son regard passa vite à une forme d’objectivation. Et le mal-être s’installe. Ses propos aux caractères déplacés commencent à me faire remettre en question notre amitié de si longue date, notre relation, mes sentiments pour lui, ainsi que ma façon de m’exprimer avec lui. Est-ce le fait de communiquer et exprimer ce qu’elle aimerait au lit qui rend les hommes susceptibles de la traiter de pute? Ou est-ce encore une pratique de cette société patriarcale maladive qui, semble être prête à tout pour qu’une femme se plie, se cache et ancaisse face à leur dit masculinité.
C’est peut être cette même pratique dégradante qui m’a poussé a définitivement fermer cette porte que je regardais fixement dans l’attente d’un miracle, sachant si bien qu’elle était une attente sans fin. Certes, certains diront que je ne m’aimais pas assez pour avoir tenu si longtemps la ou je n’avais pas ma place d'y être.
Les mood swings, le débalancement hormonal, la gestion de son poids corporel, la diet et sa relation à une vie saine. D'abord, cela ne date pas d'aujourd'hui cette résolution de manger de façon plus saine et rester active physiquement.
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